Communiqué de presse du 13 juin 2017

iQOS : le Parti socialiste ne lâchera pas l’affaire
Le parti socialiste vaudois a pris connaissance de l’étude indépendante qui a démontré que l’iQOS émettait de la fumée et dégageait des composés toxiques. Cette étude confirme les craintes sur la nocivité de ce produit et qu’il est nécessaire d’appliquer les dispositions de la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics également à l’iQOS.
Les chercheurs de l’Institut de Santé au Travail (IST) et de la Policlinique Médicale Universitaire (PMU) de Lausanne ont publié, dans la revue scientifique américaine JAMA-Internal Medicine, des résultats d’une étude indépendante sur l’iQOS. Ils ont observé que l’iQOS émettait de la fumée et relâchait des composés toxiques également présents dans la fumée de cigarette combustible. Bien que la plupart de ces substances se retrouvent en moins grande quantité, d’autres le sont en quantité relativement importante.
Cette étude dérange évidemment la multinationale, comme cela a été publié dans la presse. Philip Morris a effet demandé à l’Université de Lausanne de ne plus diffuser un article scientifique défavorable à sa cigarette électronique iQOS.
Cette étude confirme les craintes du parti socialiste, des spécialistes et des acteurs de la santé. Pour rappel, Philipp Morris International souhaite ouvrir au Flon une boutique, doublée d’un café-restaurant et d’espaces pour du travail partagé, qui commercialisera le système de «tabac chauffé» iQOS du géant américain. Par ce nouveau produit, PMI tente d’ouvrir une brèche de la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics, puisqu’aucun fumoir ne sera prévu.
Au moment de l’annonce de la création de ce lieu, le parti socialiste avait déposé, par le biais de la députée Fabienne Freymond Cantone et de la conseillère communale Laurence Mundiger-Jaccard, des interventions au Grand Conseil et au Conseil communal lausannois demandant qu’un principe de précaution s’applique quant à l’ouverture d’un tel établissement. L’étude démontre que l’iQOS doit être soumis aux mêmes interdictions de fumer dans les espaces publics que les cigarettes traditionnelles, comme souhaité et demandé par le Parti socialiste, qui maintiendra sa pression sur les cigarettiers.
Pour plus d’informations :
Fabienne Freymond Cantone, députée, 079 778 92 28
Laurence Mundinger-Jaccard, conseillère communale, 079 251 98 97
Gaétan Nanchen, secrétaire général du PSV, 079 812 15 03
Secrétariat cantonal
Pl. Chauderon 5
1003 Lausanne
Tél : 021 312 97 57
info@ps-vd.ch
www.ps-vd.ch

Communiqué aux médias du PS Suisse du 13 juin 2017

Chances et risques de la numérisation dans le domaine de la santé
Le Groupe socialiste aux Chambres fédérales a déposé aujourd’hui un paquet d’interventions sur la question de la numérisation dans le domaine de la santé. Il demande au Conseil fédéral d’élaborer une stratégie qui intègre le bien-être des patient-e-s, les besoins des assuré-e-s et de l’administration. Une attention particulière doit être portée sur la sécurité, dont les éventuelles failles technologiques pourraient avoir des conséquences fatales en matière de santé ou livrer les données des patient-e-s, hautement sensibles, en de mauvaises mains.
Rares sont les domaines dans lesquels la numérisation est aussi décisive que celui de la santé. La question ne doit, par ailleurs, en aucun cas porter sur la maximisation des profits. Dans une optique de durabilité numérique, les avancées technologiques doivent apporter autant d’avantages que possible à la société.
La numérisation dans la santé n’a que peu intéressé le monde politique jusqu’à présent. Avec un paquet de cinq interventions, le Groupe socialiste veut combler au moins une partie de ces lacunes :
• Ip. Bea Heim : Programme de santé numérique avec chances et risques : le Conseil fédéral doit démontrer comment la numérisation peut accroître la qualité des soins, améliorer les (pré)diagnostiques ou faciliter l’accès aux prestations médicales.
• Po. Edith Graf-Litscher : Durabilité numérique dans la santé : le Conseil fédéral doit faire un état des lieux des possibilités de la numérisation et définir quel cadre légal que cela nécessite.
• Po. Bea Heim : Sécurité numérique dans la santé : le Conseil fédéral doit prendre des mesures préventives pour renforcer la sécurité – en particulier la défense contre des piratages.
• Ip. Yvonne Feri : Protection des données dans la santé : le Conseil fédéral doit proposer des mesures afin d’éviter que des données médicales sensibles finissent entre de mauvaises mains.
• Po. Barbara Gysi : Répercussion de la numérisation sur les travailleurs/euses : le Conseil fédéral doit préciser comment les médecins, le personnel soignant et toute autre personne travaillant dans la santé pourront être préparés et formés aux nouveaux outils liés à la numérisation.
Matériel
•  Paquet d’interventions sur la numérisation dans le domaine de la santé
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Communiqué de presse du 13 juin 2017

Séparation de la cellule familiale – un renvoi Dublin qui interpelle
Le parti socialiste vaudois intervient au Grand Conseil pour faire toute la lumière sur le renvoi d’une partie de la famille Hasani en date du 7 juin 2017. En effet, le père et ses 3 filles âgées de 3, 11 et 13 ans ont été renvoyés de force vers la Norvège alors que la mère et son fils de 17 ans, non présents lors de l’intervention, sont toujours dans le Canton. Le PSV s’interroge sur les raisons de ce renvoi dans ces conditions et le respect de la vie familiale et des droits de l’enfant dans la décision de séparer cette famille par le renvoi exclusif du père et des trois filles.
En date du mercredi 7 juin 2017, un important dispositif de la police cantonale vaudoise s’est rendu dans ce centre EVAM pour y chercher la famille Hassani afin de procéder à un transfert par vol spécial vers la Norvège. Lors de cette descente intervenue sur demande du SPOP, la police cantonale a constaté que ni la mère ni le fils aîné de la famille n’étaient présents. Selon les propos de Monsieur le Conseiller d’État Philippe Leuba, relayés par Le Régional, c’est suite au refus du père de communiquer où se trouvaient sa femme et son fils que ce dernier a été renvoyé de force avec ses trois filles vers la Norvège, malgré un certificat médical attestant qu’il n’était pas en mesure de voyager pour cause de fragilité psychologique.
Le Groupe socialiste au Grand Conseil s’interroge, par le dépôt d’une interpellation du député Alexandre Démétriadès, sur ce renvoi. En effet, lors des débats que le Grand Conseil a menés début 2017 à propos de la nouvelle loi vaudoise d’application de la législation fédérale sur les étrangers (LVLEtr), le plénum a accepté l’amendement socialiste: « Art. 3b. — Al. 1bis (nouveau) Pour les étrangers n’ayant fait l’objet d’aucune condamnation pénale, en dehors de leur situation de séjour, les autorités compétentes privilégient les départs volontaires. Les mesures de contrainte ne doivent être ordonnées qu’en dernier recours. La situation des personnes vulnérables est prise en compte dans le cadre des modalités de renvoi. »
Si cette nouvelle loi n’est pas encore entrée en vigueur, le Conseiller d’État en charge du SPOP avait cependant déclaré lors des débats que cet amendement consacrait dans le droit cantonal les normes et pratiques fédérales et cantonales déjà en vigueur en matière de recours aux mesures de contrainte lors de renvois ou transferts.
Sur cette base, le Groupe socialiste demande au Conseil d’Etat pourquoi le SPOP a-t-il décidé de procéder au renvoi, si les mesures de contraintes ont été ordonnées en dernier recours et en prenant en compte la vulnérabilité des personnes concernées et si le respect de la vie privée et familiale, selon la convention européenne des droits de l’homme, et le bien-être des enfants, selon la convention relative aux droits de l’enfant, ont été pris en compte dans la décision.
Pour plus d’informations :
Alexandre Démétriadès, député, 079 952 90 02
Jean Tschopp, vice-président du Groupe socialiste au Grand Conseil, 078 809 19 10
Gaétan Nanchen, secrétaire général du PSV, 079 812 15 03
Secrétariat cantonal
Pl. Chauderon 5
1003 Lausanne
Tél : 021 312 97 57
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Amendé pour avoir dénoncé des violences conjugales ?

NON au délit de solidarité !
Le 3 février dernier, solidaritéS Vaud organisait un modeste piquet de protestation devant le consulat honoraire de la Fédération de Russie à Lausanne, afin de protester contre la dépénalisation des violences conjugales adoptée par le gouvernement de Vladimir Poutine le mercredi précédent. Nous exprimions ainsi notre indignation et notre solidarité avec les féministes de Russie qui manifestèrent le lendemain, ainsi que notre soutien aux hommes et aux femmes qui luttent contre les violences domestiques. Ceci dans un pays où plus de 36’000 femmes en sont victimes chaque jour et que plus de 10’000 d’entre elles trouvent ainsi la mort chaque année. Un geste de solidarité élémentaire, qui visiblement n’est pas du goût des autorités communales…
Ce jour-là, une vingtaine de manifestant.e.s avait répondu à l’appel de solidaritéS. Il s’agissait pour nous de dénoncer, dans l’urgence des événements, les mesures sexistes prises par le gouvernement russe, qui mettent en danger les femmes mais également des milliers d’enfants exposés à la violence au sein de leur famille. Une lettre a ensuite été remise au consulat. Le tout a duré moins d’une heure ; il n’y avait que quelques passant.e.s sur le trottoir et le rassemblement n’engendrait aucune trouble à l’ordre public. Convoqué le jour-même, nous savions que ce piquet ne rassemblerait que quelques personnes. Dès lors, à l’image de nombreux rassemblements de partis ou d’associations qui ont lieu devant le Palais de Rumine les jours de Grand Conseil, nous n’avions pas demandé d’autorisation, sachant que la participation serait modeste et que nous ne perturberions nullement la circulation ni ne causerions aucun trouble.
A l’issue de la remise de cette lettre, les identités de trois membres de solidaritéS ont été contrôlées par la police, arrivée sur place. Un « contrôle de routine », comme diraient certaine.e.s. Mais voilà que, dans le courant du mois d’avril, les trois personnes contrôlées ont reçu une amende de 150 francs pour « avoir le vendredi 3 février 2017 à 12.30 […] organisé une soirée sans avoir demandé l’autorisation préalable à la police communale du commerce ». On apprend qu’il est donc possible d’organiser des soirées à midi. Refusant cette criminalisation, nos trois camarades ont fait opposition et sont convoqués le 14 juin par la commission de police de la ville de Lausanne.
Il est scandaleux que des gens soient ainsi sanctionnés pour avoir dénoncé une grave atteinte aux droits des femmes. Est-il vraiment nécessaire de demander une autorisation lorsque nous sommes quelques personnes à faire des photos devant un immeuble sur un trottoir très large en plein jour ? La liberté de s’exprimer, d’interpeller ses concitoyen.ne.s, de manifester son indignation, de se réunir lorsque l’on ne cause aucun désagrément à personne doit être garantie.
Les personnes et organisations soussignées dénoncent fermement cette atteinte à la liberté d’expression et expriment leur plein soutien aux personnes incriminées. Elles demandent que leur amende soit retirée, et que les autorités municipales ne laissent plus des personnes être ainsi criminalisées (pénalisées, non ?) pour des activités pacifiques qui n’occasionnent aucun trouble à l’ordre public.
Les signatures de personnes ou d’associations/partis/collectifs sont à renvoyer avant le lundi 12 juin à vaud@solidarites.ch